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Noël 2011

Dimanche 25 décembre 2011, 0:11 (par guilhem)

Joyeux Noël à tous !

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LibreOffice sous Debian ?

Samedi 5 novembre 2011, 19:03 (par guilhem)

Depuis le rachat de Sun par Oracle, un groupe de développeurs, soutenu par plusieurs sociétés dont Google, a décidé de « forker » la suite bureautique gratuite pour en faire un logiciel libre. Cependant, cette nouvelle branche n'est toujours pas supportée par Debian dans sa version stable. Voici comment procéder pour l'installer malgré tout.

image : /images/blog/libreoffice_debian_0001.png

Le dépôt backport

Le plus simple serait, semble-t-il, de télécharger les paquets Debian depuis le site officiel, et de les installer. Cependant, cette méthode présente l'inconvénient de ne pas fournir automatiquement les mises à jour disponibles.

Pour résoudre le problème, nous allons utiliser le dépôt backport. Ce dépôt un peu particulier permet l'ajout de logiciels plus récents à sa Debian, tout en la conservant en branche stable. Autrement dit, ne sont incorporés dans ce dépôt que des logiciels relativement stables, pouvant comporter toutefois des bogues mineurs. Ceci nous évite d'aller chercher les paquets dans la branche instable.

Pour ajouter ce dépôt à sa liste de dépôts, il faut modifier le fichier /etc/apt/sources.list. Ajoutez à la fin du fichier les lignes suivantes :


# dépôt backport
deb http://backports.debian.org/debian-backports squeeze-backports main contrib non-free

Et pour ajouter la clef du dépôt, tapez la commande :


# apt-get install debian-backports-keyring

Avant de lancer apt-get pour mettre à jour la liste des paquets, il faut d'abord le configurer afin de rendre prioritaire la branche stable.

Le pinning

Le problème est que le dépôt backport contient des versions plus récentes des logiciels que celui de la branche stable. Si on met à jour directement le système, certains paquets vont être remplacés par d'autres plus récents, ce qui n'est pas forcément souhaitable. C'est là qu'intervient le pinning.

Le pinning est une opération un peu complexe, nous n'entrerons pas dans les détails ici. Vous pouvez retrouver un tutoriel sur le pinning sur le site debian-facile.org.

Pour faire simple, il s'agit d'attribuer des priorités aux différents paquets en fonction de leurs origines. Nous allons donc configurer la branche stable pour que ses paquets soient prioritaires par rapport à tous les autres. Ceci se fait au moyen du fichier /etc/apt/preferences (celui-ci n'existe pas par défaut, il faut le créer). Ajoutez-y les lignes suivantes :


Package: *
Pin: release a=stable
Pin-priority: 900

Package: *
Pin: release a=stable-updates
Pin-Priority: 900

Package: *
Pin: release a=proposed-updates
Pin-Priority: 900

Package: *
Pin: release o=Debian                                                             
Pin-Priority: -10

Concrètement, nous demandons de rendre prioritaires tous les paquets et toutes les mises à jour de la branche stable.

Installation

Commençons par mettre à jour la liste des dépôts, puis le système :


# apt-get update
# apt-get upgrade

Si OpenOffice est installé sur le système, il faut le désinstaller :


# apt-get remove --auto-remove openoffice*

Enfin, nous pouvons installer LibreOffice. Cependant, un problème se pose. Comme nous avons demandé à apt-get d'installer en priorité ce qui vient de la branche stable, il faut lui spécifier d'utiliser le dépôt backport. Ceci se fait au moyen du paramètre -t squeeze-backports :


# apt-get install -t squeeze-backports libreoffice

Et pour finir, installez les paquets linguistiques pour le Français, et l'intégration à Gnome/KDE :


# apt-get install -t squeeze-backports libreoffice-l10n-fr

# si vous avez Gnome :
# apt-get install -t squeeze-backports libreoffice-gnome

# si vous avez KDE :
# apt-get install -t squeeze-backports libreoffice-kde

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Triste temps pour les geeks

Samedi 15 octobre 2011, 13:04 (par guilhem)

Le petit monde de l'informatique est en deuil en ce moment, avec la disparition de deux personnalités importantes qui ont révolutionné cette discipline.

Steve Jobs, un génie médiatisé

Steve Jobs est mort le 5 octobre 2011 d'un cancer du pancréas, qui durait déjà depuis plusieurs années. En tant que cofondateur d'Apple, sa contribution à la démocratisation de l'ordinateur individuel fut importante.

Avec la série des ordinateurs Macintosh, auxquels Jobs a largement contribué, Apple a réalisé une brillante percée sur le marché de l'époque (1984). Et encore aujourd'hui, la firme s'est largement imposée sur le marché des smartphones, et ne cesse de gagner du terrain sur celui des ordinateurs portables.

Steve Jobs n'était pas seulement doué en technique. Il était aussi un brillant communicateur, et c'est grâce à cette qualité qu'il a pu sauver Apple, au bord de la faillite lorsqu'il en a repris les rênes. Souhaitons bonne chance à son successeur, Tim Cook.

Dennis Ritchie, un pionnier méconnu

Dennis Ritchie est décédé le 12 octobre 2011. La cause de son décès n'a pas été révélée. Contrairement à Steve Jobs, dont la disparition a fait le tour de la planète en peu de temps, celle de Dennis Ritchie a été peu médiatisée. Pourtant, cet homme a apporté une importante contribution au développement de l'informatique.

Dennis Ritchie est le créateur du langage C, et cofondateur du système d'exploitation UNIX (avec Ken Thompson et Brian Kernighan, en 1969). Ces deux inventions jouèrent un rôle important dans l'histoire de l'informatique. Avec le langage C, il fut possible de conserver une certaine proximité avec le matériel, tout en garantissant la portabilité des programmes. Ainsi, les logiciels purent être portés sur différentes architectures sans nécessiter d'être réécrits.

Et que dire d'UNIX, sinon qu'il est le premier système d'exploitation moderne, c'est à dire proche de ceux qu'on connaît aujourd'hui. D'ailleurs, sans UNIX, Windows, Mac OS, Linux, BSD et bien d'autres n'auraient sans doute jamais existé. De fait, il est intéressant de constater que le génie de Steve Jobs repose en partie sur celui de Dennis Ritchie.

Quoi qu'il en soit, ces deux hommes ont changé l'histoire de l'informatique. Qu'il leur soit rendu hommage ici.

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Pourquoi pas Linux ?

Dimanche 2 octobre 2011, 15:33 (par guilhem)

On entend souvent parler de Linux en ces termes : « c'est compliqué », « le matériel récent n'est pas supporté », « pour faire un truc simple, il faut taper des commandes compliquées »... Je ne prétends pas démonter ici ces affirmations (d'autres l'ont déjà fait), ni même entamer un débat libre/propriétaire. J'expose simplement les raisons qui m'ont poussé à choisir Linux. Voici cinq bonnes raisons de choisir Linux :

- Linux est interopérable

Ce mot barbare signifie simplement que Linux s'efforce d'être compatible avec un maximum de standards. Prenons l'exemple des systèmes de fichiers. Windows ne peut lire que ses propres partitions (FAT32, NTFS), c'est-à-dire qu'il ne peut pas lire un disque formaté pour Mac par exemple. Mac OS X fait mieux; il accepte de lire les partitions au format Windows. Et Linux ? Il lit les trois : Windows, Mac OS, et son propre format (ext3, ext4) ! De plus, alors que les nouveaux systèmes d'exploitations exigent sans cesse des ordinateurs toujours plus puissants, Linux peut tourner sans problème sur des ordinateurs dépassés. Il est possible de prolonger la vie de vieilles tours au lieu de les envoyer à la casse.

- Linux ne ralentit pas avec le temps

Cet avantage, même s'il n'est pas spécifique à Linux, mérite d'être mis en avant. Alors que Windows ralentit petit à petit au cours de sa durée de vie, au point même de devenir inutilisable sans intervention, Linux reste toujours réactif et rapide. L'explication se trouve au niveau du disque dur. Les fichiers sont enregistrés d'un seul tenant sous Linux, alors que Windows les découpent en petits bouts éparpillés un peu partout : c'est la fragmentation. Ainsi, sous Linux, il n'est pas nécessaire de défragmenter.

- Linux est peu sensible aux virus

Les virus sous Linux existent, mais restent peu nombreux. Plusieurs raisons à cela. Déjà, les linuxiens étant minoritaires, développer un virus pour Linux est peu intéressant. De plus, les failles sont comblées très rapidement, bien plus vite que pour d'autres logiciels. Pour peu que le système soit mis à jour régulièrement, il est alors protégé. Enfin, la notion de compte administrateur est très différente de celle de Windows, et ce dernier est mieux protégé. Pour ces raisons, et si l'on est un minimum prudent, il n'est pas nécessaire d'installer d'antivirus sous Linux, d'où un gain de capacité et de rapidité.

- Linux est simple à entretenir

Sous Linux, il n'est pas nécessaire de faire appel à des logiciels spécifiques de nettoyage, comme CCleaner. Le système s'en sort très bien tout seul, et quand bien même l'utilisateur ne serait pas satisfait, il peut reconfigurer lui-même la fréquence de suppression des fichiers temporaires. Le système de mises à jour est aussi bien conçu : il s'exécute automatiquement en tâche de fond pendant que l'utilisateur travaille, évitant ainsi d'attendre de longues minutes à l'extinction le temps que le système se mette à jour, comme sous Windows. Enfin, installer un logiciel sous Linux est simple : il suffit de passer par les dépôts, équivalents de l'AppStore d'Apple. D'ailleurs, ce sont les premières distributions comme Debian qui ont inventé ce concept. Il n'y a qu'à voir les paquets des applications pour iPhone : ce sont des paquets Debian !

- Linux permet d'apprendre

Comme Linux est ouvert, il est aisé de se plonger dans la documentation pour comprendre le fonctionnement du cœur du système. Souvent, un problème rencontré est l'occasion d'en apprendre plus. Et la communauté d'utilisateurs est vaste, plus importante que celle d'autres systèmes libres, comme BSD. Ainsi, les forums d'entraide ne manquent pas.

Pour se rendre compte de toutes ces qualités, le mieux est peut-être de l'essayer par soi-même...

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Google rachète Motorola

Mardi 16 août 2011, 12:10 (par guilhem)

La nouvelle est tombée hier, et en a surpris plus d'un : le géant de Mountain View a décidé de s'offrir la division Mobility de Motorola, pour 12,5 milliards de dollars.

Pour Google, les intérêts sont énormes : outre le fait que cette décision va permettre à la société de mieux imposer son système d'exploitation Android qui est déjà omniprésent sur le marché des smartphones, ce rachat dote en outre Google d'une division hardware efficace, et va lui permettre d'imposer plus facilement ses propres modèles de téléphones sur le marché, déjà bien encombré par l'IPhone d'Apple.

Et c'est justement à ce dernier que semble vouloir s'attaquer Google. Ce rachat va en effet lui permettre de proposer ses propres modèles de smartphones sur le marché, tout en profitant de la notoriété de la firme.

Reste que ce rachat ne fait qu'accroître la domination de Google, ce qui commence à devenir inquiétant. Déjà très présente dans beaucoup de domaines, et même depuis peu dans celui du social, avec Google+, la firme de Mountain View progresse doucement vers le monopole du marché. Où va-t-elle s'arrêter ?

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