Twitter YouTube SoundCloud LinkedIn

Tiennot blog

Chronique #4 - Pourquoi l'homme n'a-t-il pas encore posé le pied sur Mars ?

Samedi 25 octobre 2014, 18:06 (par guilhem)

Pourquoi la vie ? Pourquoi la mort ? L'œuf ou la poule ? Chaque semaine, une réponse à une nouvelle question existentielle !


Télécharger le son : mp3, ogg.

Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, l'humanité a envoyé une pléthore de sondes spatiales au travers du système solaire, pour des destinations diverses et variées. La plus prisée : Mars, soupçonnée d'avoir pu accueillir un jour la vie. On ne compte pas moins de 19 sondes ayant exploré ou explorant la planète rouge depuis les années 70. D'où la question du jour : si l'on peut y envoyer des robots, pourquoi l'homme n'a-t-il pas encore posé le pied sur Mars ?

Jusqu'ici, le seul corps céleste autre que la Terre à avoir un jour reçu un homme est notre fidèle satellite, la Lune. Les motivations étaient certes scientifiques, mais surtout idéologiques. Les américains souhaitaient en effet affirmer leur supériorité spatiale face aux Soviétiques. Mais même si les missions Apollo constituent un exploit technologique, il ne faut pas oublier que la distance Terre-Lune – de 384 000 kilomètres – reste relativement faible à l'échelle du système solaire. Et aussi que la Lune tourne autour de la Terre. Cette distance est donc quasiment fixe, et les conditions de lancement sont souvent favorables.

Rien de tel pour Mars. Sa distance à la Terre est de 78 millions de kilomètres, soit à peu près la moitié de la distance Terre-Soleil… dans le meilleur des cas ! N'oublions pas en effet que les deux planètes tournent autour du Soleil à des vitesses différentes ! Cette distance n'est donc pas fixe. De plus, il n'est pas possible pour un engin spatial de voyager en ligne droite dans le système solaire, car cela nécessiterait trop de carburant. Les trajectoires sont donc courbes. Compte tenu de cette contrainte, il faut attendre que la Terre et Mars soient dans une configuration particulière, pour minimiser le temps de trajet – de 200 jours tout de même… Et surtout, il faut attendre que cette configuration se reproduise pour le retour, cela rendant le périple long de deux ans et demi...

Résumons. La durée minimale du périple étant de deux ans et demi, il faut : d'une part préparer des ressources énormes pour tenir tout le trajet, et d'autre part, préparer psychologiquement les équipages à tenir plus de deux ans loin de la Terre – bref, du jamais vu. Sans compter que les motivations idéologiques de la guerre froide n'ont plus lieu d'être aujourd'hui, et que le budget des agences spatiales a logiquement diminué avec la crise économique. A contrario, les robots, eux, coûtent moins cher, supportent bien l'éloignement… Et surtout, on n'a pas besoin de les ramener !

Rendez-vous la semaine prochaine pour un nouvel épisode. Et d'ici là, rien ne vous interdit de rêver !

Commentaires